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 4ème Concert – Dimanche 09 décembre à 17h00 au Temple

 

«  KALEID'ENSEMBLE  »
" Vers l'Aube "

Soprano                    Susanne Bossy
Basse        
                Pierre Pantillon
Violon
/alto                 Marina Lunghi
Violoncelle
               Tatiana Vidal
Clavecin
/orgue        Christine Sartoretti

Programme

Heinrich Schütz (1585-1672)
-   Erhöre mich, wenn ich rufe

Georg-F. Händel (1685-1759)  -
 Messie
-      
Das Volk, das da wandelt im Dunkeln

Heinrich Schütz
-    Was betrübst du Dich meine Seele (Deutsches Konzert)

Johann-S. Bach (1685-1750)  -  Extraits du Magnificat
-       Et exultavit
-       Quia respexit
-       Quia fecit

Johann-Heinrich Schmelzer (1623-1680)
-   Sonate no 4 pour violon et basse continue

Frank Bridge (1879-1941)  -  Three songs
-       Far, far from each other
-       Where is it that our soul doth go?
-       Music when soft voices die

Johann-S. Bach (1685-1750)  -  Oratorio de Noël
-       Herr, dein Mitleid

Hugo Wolf (1860-1903)  -  Spanisches Liederbuch
-       Nun wandre Maria
-       Die ihr schwebet um diese Palmen
-       Ach, des Knaben Augen

Johann-S. Bach (1685-1750)  -  Oratorio de Noël
-       Grosser Herr

Peter Cornelius (1824-1874)  -  Weihnachtslieder
-       Christbaum
-       3 Könige
-       Simeon

Johann-S. Bach (1685-1750)  -  Aria
-       Gott, ach Gott, verlass die Deinen nimmer mehr


«  KALEID'ENSEMBLE  »

Susanne Bossy, soprano

Susanne_photo2Née à Bâle, puis tour à tour haut-valaisanne, bernoise et vaudoise, elle s’imprègne des différentes langues et dialectes de Suisse. Son parcours musical est dominé par la passion du chant qui, à travers les méandres de la vie, s’affirme chaque jour davantage. Elle chante régulièrement dans des concerts de musique sacrée ainsi que lors de cérémonies religieuses (mariages, baptêmes, enterrements). Son répertoire se déploie également dans le domaine du lied et des mélodies, avec un amour particulier pour Richard Strauss. Elle aime le vent, l’orage, les chèvres, les commencements, l’océan, la plénitude.

 

Pierre Pantillon, basse

Pierre_2Né à Genève, il débute sa formation musicale après le baccalauréat. Il étudie le piano avec Eric Gaudibert à Genève et passe son diplôme de musique à Lausanne dans la classe de chant de Marie-Thérèse Mercanton, de clavecin de Christine Sartoretti et de direction de René Falquet. Il s’établit ensuite en Allemagne pour y poursuivre ses études de chant avec Jan Tamaru au Peter-Cornelius-Konservatorium Mainz. La participation à l’école d’opéra ainsi que des cours de chant avec Horst Günther, Philip Langshaw et Kurt Widmer viennent compléter sa formation. Après quelques années d’interruption, il rentre en Suisse où il reprend son activité solistique de chanteur, sous la conduite de Philippe Huttenlocher et actuellement Yves Senn. Il participe à de nombreuses productions (concerts, opéras, opérettes) en Allemagne, en France et en Suisse. Avec l’ASO il est Leporello, puis Guglielmo dans une production d’ASO (Neuchâtel, Berne et Coire), une version scénique de la Kaffekantate, et un récital (Henfenfelder Schlossfestival, Nürnberg). Enfin, plus récemment Bartolo du Barbier de Séville et Schaunard de La Bohème.

Marina Lunghi, violon et alto

Déjà diplômée du Conservatoire de Lyon, elle achève ses études de Violon Moderne en Diplôme de Concert, dans la classe de P. Genet et en Quatuor auprès de G. Takacs à la HEM de Genève. Elle se spécialise en Violon Baroque dans la classe de F. Malgoire, en Diplôme de Concert et complète sa formation baroque avec G. Lesne et B. Rannou puis rejoint l'Académie Baroque Européenne, dirigée par J. Tubéry. Elle reçoit enfin l'enseignement de J. Papasergio, Ph. Canguilhem, J.-M. Aymes, M. Loopuyt et O. Edouard. Elle se produit en Europe (Opéra de St-Etienne, Concert de l’Hostel Dieu, La Fenice, Moment Baroque, Opéra studio de Genève…) sous les directions de M. Corboz,  J. Duxbury, A. Fedi, B. Kuijken, et J.-M. Curti.  Elle joue ainsi dans le cadre de festivals internationaux : Ambronay, Toulouse les Orgues, Musique Sacrée d'Avignon (F); Opera di Santa Maria del Fiore de Florence, Nuove Settimane Barocche de Brescia et Festival Estense de Modène (I); Festivals Archipel, Amadeus et Agapé de Genève et festival de Rougemont (CH). Elle est violon solo d'HORTVS AMORIS (co-fondatrice), de L’Orchestre Philharmonique Romand et de L’Ensemble Baroque de Joux. Aussi diplômée en Philosophie, elle est régulièrement invitée à des émissions de la RTS, Espace 2.

 

Tatiana Vidal, violoncelle

Tatiana entame ses études de violoncelle à Genève, ville où elle est née. Sa rencontre avec Philippe Mermoud quelques années plus tard la pousse à s’établir à Lausanne où elle intègre sa classe au sein de la HEM. Elle y obtient un diplôme d’enseignement, puis un diplôme de concert. Passionnée de musique ancienne, elle saisit l’occasion et choisit une spécialisation en violoncelle baroque s’achevant par un diplôme de concert. Elle participe à de nombreux projets avec l’ensemble baroque du Léman,  la Maîtrise de Sion, Hortus Amoris, se produit en quatuor et joue sous la direction de Ton Koopman, M. Corboz, A. Jordan, Petracci, Philippe Mermoud… Elle s’enrichit au contact de différents musiciens et recherche la sincérité et le partage. Elle joue actuellement un violoncelle italien du début  des années 1700

 

Christine Sartoretti, organiste & claveciniste

christineElle étudie successivement le piano, l’orgue, et enfin, le clavecin. Elle partage ses activités entre les concerts, la recherche, l’édition, les enregistrements et l’enseignement. Elle a réalisé plusieurs enregistrements radiophoniques et discographiques. Christine Sartoretti, claveciniste, partage ses activités artistiques entre les concerts en Europe et en Amérique latine, la recherche, l’édition, les enregistrements et l’enseignement. Passionnée par les instruments anciens à clavier : clavecin, orgue, piano-forte, Christine Sartoretti est constamment en quête d’oeuvres rares et méconnues du répertoire destinées à ces instruments ou de manuscrits oubliés qu’elle s’empresse de transcrire et d’éditer. Elle livre avec passion le fruit de son travail à travers ses concerts, ses enregistrements et son enseignement. (Lien : www.clavida.ch)


 

Textes des chants en français

Schütz Heinrich - Erhöre mich wenn ich rufe
Entends-moi, quand j’appelle, Dieu de Justice, toi qui me console dans l’angoisse, sois moi bienveillant. Perçois mes cris, mon Roi et mon Dieu.

Händel Georg-Friedrich – The people that walked in darkness
Car, vois, l'obscurité couvrira la terre, et l'obscurité épaisse (couvrira) les peuples: mais le Seigneur se lèvera sur toi, et sa gloire sera vue sur toi. Et les Gentils viendront vers ta lumière, et les rois vers l'éclat de ton aurore.

Le peuple qui marchait dans l'obscurité a vu une grande lumière; et ceux qui demeurent dans le pays de l'ombre de la mort, sur eux la lumière a resplendi.

Schütz Heinrich - Was betrübst du dich meine Seele
Pourquoi te troubler, mon âme, être si agitée en moi ? Attends ton Dieu, car je le remercierai d’être mon aide et mon Dieu.

Bach Jean-Sebastian (Magnificat)
Et exultavit : exulte mon esprit en Dieu mon sauveur !!
Quia respexit :il s'est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Quia fecit mihi magna : le Puissant fit pour moi des merveilles ; saint est son nom !

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Bridge Frank - Loin l’un de l’autre
Loin, loin l’un de l’autre nos esprits s’en sont allés. Et quel cœur connaît l’autre ? Et qui, le sien propre ? Souffle, vent, emporte-moi avec toi, je viens dans la nature vierge. Referme doucement, Nature, tes bras sur ton enfant. Calme-moi, restaure-moi et sèche mes larmes. Sur les hauteurs des Tes montagnes, où l’aube apparaît tout d’abord.

Bridge Frank - Où s'en vont nos bien-aimés quand ils
S’il y a une chose que je voudrais savoir : quand nous avons péri, Où va notre âme ? Où est le feu qui est éteint ? Le vent qui maintenant n’est plus ? Où est-ce, où est-ce que va notre âme ?...quand nous avons péri ?

Bridge Frank – Musique quand les douces voix sont mortes
La musique, quand les voix douces sont mortes, vibre dans la mémoire. Les odeurs, quand les violettes sont fanées, vivent dans les sens qu’elles réjouissent. Les pétales de la rose, quand la rose est morte, sont recueillis pour le lit du bien-aimé. Ainsi, mes pensées, quand Tu es parti (e), l’amour même sommeillera.

Bach Jean-Sebastien – Herr, Dein Mitleid
Seigneur, ta compassion, ta miséricorde nous console et nous rend libres. Ta faveur et ton amour, tes admirables désirs renouvellent ta fidélité paternelle.

Wolf Hugo – Nun Wandre Maria
À présent, avance, Marie, à présent avance, continue,
Déjà les coqs chantent, et l'endroit est proche,
À présent, avance, bien-aimée, mon trésor,
Et bientôt nous serons à Bethléem.
Alors tu te reposeras bien et tu dormiras là-bas.
Déjà les coqs chantent, et l'endroit est proche.
Je vois bien, ma Dame, que tes forces diminuent ;
Tes peines peuvent, hélas, à peine être surmontées.
Courage ! Nous trouverons sûrement un abri là-bas.
Déjà les coqs chantent, et l'endroit est proche.
Si la délivrance était seulement passée, Marie,
Pour la bonne nouvelle, je donnerais une bonne récompense.
Je donnerais même le petit âne là-bas.
Déjà les coqs chantent, et l'endroit est proche.

Wolf Hugo – Die ihr schwebet um diese Palmen
Vous qui planez Autour de ces palmiers
Dans la nuit et le vent, Vous, saints anges,
Faites taire les cimes ! Mon enfant dort.
Vous, palmiers de Bethléem Dans le vent rugissant,
Comment pouvez-vous aujourd'hui Siffler si furieusement !
Oh, ne rugissez pas ainsi ! Taisez-vous, penchez-vous
Délicatement et doucement ;
Faites taire les cimes ! Mon enfant dort.
L'enfant du ciel Endure l'inconfort,
Ah, comme il est fatigué Par la peine de la terre.
Ah, maintenant dans le sommeil Adoucie délicatement
Sa peine se dissipe.
Faites taire les cimes ! Mon enfant dort.
Des froids rigoureux Soufflent vers ci,
Comment vais-je couvrir Les membres du petit enfant !
Oh, tous les anges, Vous avec vos ailes
Qui voyagez dans le vent.
Faites taire les cimes ! Mon enfant dort.

Wolf Hugo - Ach des Knaben Augen
Ah, les yeux du garçon me sont Apparus si beaux et si clairs,
Et quelque chose brille en eux Qui a conquis mon cœur tout entier.
Si seulement il regardait avec ses doux Yeux à l'intérieur des miens !
Il y verrait alors son image, Et me ferait un salut d'amour.
Et ainsi je me donnerais entièrement Seulement pour servir ses yeux.
Car quelque chose brille en eux Qui a conquis mon cœur tout entier.

Bach Jean-Sebastien – Grosser Herr
Grand Seigneur, ô roi de force, Sauveur bien-aimé, ah ! comme tu fais peu de cas des magnificences de ce monde ! Celui qui tient le monde entier dans l’être, qui a créé sa splendeur et son décor, il est obligé de coucher dans une crèche.

Cornelius Peter - Christbaum
Que la chambre de la Fête est belle ainsi décorée ! Les lumières brillent à l’arbre de Noël ! O temps béni, o rêve bienheureux ! La mère assise dans le cercle des enfants, à son signal, tous se taisent ; elle chante les louanges à l’enfant Jésus. Et tout autour, illuminé par l’arbre, est disposé le paysage de palmiers du livre sacré. Les enfants regardent les images magnifiques, tout attentifs au chant, il résonne si doux dans la nuit de Noël ! O cercle heureux, dans cette chambre en fête ! O lumières dorées à l’arbre de Noël. O temps béni, o rêve bien heureux !

 

Cornelius Peter - Die Drei Könige
Trois rois marchent depuis l’Orient ; une étoile les conduit sur les rives du Jourdain. En Judée ils cherchent et demandent où est le roi nouveau-né ? Ils veulent offrir à l’enfant, l’encens, la myrrhe et l’or. L’étoile éclaire, brillante, les rois vont à l’étable, heureux ils contemplent l’enfant et se prosternent devant lui, lui donnant leurs offrandes. O humain, marche sur leurs pas, marche avec eux ! Que l’étoile de l’amour, de la Grâce éclaire ton but, qu’ainsi tu cherches le Seigneur, et si l’or, l’encens, la myrrhe manquent, offre à l’enfant ton cœur !

 

Cornelius Peter - Siméon
L’enfant à 8 jours fut porté de l’étable de Bethlehem au temple de Jérusalem. Là, un vieillard arrive, le pieux Siméon, qui prend le fils des bras de sa mère ; le visage du vieux rayonne ; il loue Dieu et dit, laisse maintenant ton serviteur aller en paix, car tu m’as encore permis de voir le Sauveur ; celui que tu as envoyé au monde, pour offrir la lumière aux « sans Dieu ». Pour la gloire de ton peuple. Dans une joie étonnée, les parents l’entendent, repartent avec leur enfant merveilleux.

Bach Jean-Sebastien – Gott, ach Gott, verlass die Deinen nimmer mehr
O, Dieu, n’abandonne jamais plus les tiens ! Laisse ta parole nous éclairer, brillante ; là même où si violemment l’ennemi se déchaine contre nous, que notre bouche chante ta louange.